Nos batailles – Guilaume Senez

Nos bataillesOlivier, la quarantaine, en couple avec deux enfants, est ouvrier dans une plateforme de stockage et d’expédition de marchandises. Chef d’équipe, syndiqué,  travaillant en horaires décalés, son travail lui prend beaucoup de son temps et de son énergie. A la maison, Laura, sa femme assure vaillamment l’organisation familiale et un travail de vendeuse dans une boutique de vêtements en centre-ville. Laura et Olivier sont un couple comme beaucoup d’autres, entraînés dans un quotidien sous pression qui les use lentement mais sûrement. Puis un jour, Olivier est appelé pour aller chercher les enfants à l’école. De retour à la maison, il réalise que Laura les a quittés.

Ce film traite d’une histoire ordinaire, d’un couple qui ne prend plus le temps de se parler, de s’écouter, de se poser les bonnes questions, de se mettre en priorité. Olivier, très pris par son travail, se décharge sur Laura pour gérer les enfants, la maison, l’administratif. Lui-même porte sur ses épaules la charge des membres de son équipe, constamment évalués, chronométrés, sommés d’accélérer les cadences. Quand il doit annoncer à un de ses collègues, Jean-Luc, 53 ans, que l’entreprise va le licencier, Olivier ne peut s’y résoudre. Il défend son collègue sans réussir à infléchir la responsable des ressources humaines, et quelques jours plus tard, Jean-Luc se suicide. Englué dans sa culpabilité, il ne voit pas le désarroi de Laura.

Après le départ de Laura, Joëlle, la mère d’olivier, puis sa sœur, Betty (lumineuse Laëtitia Dosch) vont le questionner et le mettre face à sa responsabilité de père et de mari. Les deux enfants, Elliot et Rose (fabuleuse Léna Girard Voss) vont eux aussi manifester leur solidarité vis-à-vis de leur mère, et peu à peu, Olivier va être obligé d’admettre que Laura n’a pas tous les torts. Jonglant entre son travail et ses enfants, il va devoir faire des choix pour avancer.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce film, c’est que Guillaume Senez, dresse le portrait d’une famille modeste, en prise avec la réalité d’un grand nombre de familles : assurer chacun un salaire, payer les traites, passer sa journée à courir parce qu’après le travail, il faut aller chercher les enfants à la garderie, leur faire faire leurs devoirs, le bain, le dîner, la lessive, le rangement,… On est loin du parisianisme et de ses appartements bourgeois haussmanniens.

Voir la bande-annonce.

 

 

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