Les loyautés – Delphine de Vigan

Les Loyautés, livre de Delpine de Vigan paru en janvier 2018 aux éditions Jean-Claude Lattès
Les Loyautés – Delphine de Vigan – Editions JC Lattès

Mon intérêt pour les livres de Delphine de Vigan avaient chuté au fur et à mesure des publications : j’avais été conquise par « No et moi » , bien aimé « Les heures souterraines », un peu peiné sur « Rien ne s’oppose à la nuit »  et je n’étais même pas allée au bout de « D’après une histoire vraie », paru en 2015. Lire « Les Loyautés » m’a un peu réconciliée avec l’auteur : au fil de cette histoire, elle réussit à dresser avec finesse le portrait de ses quatre personnages principaux.

Chacun a ses fêlures, chacun d’eux dégage de la fragilité et je me suis sentie happée par la façon dont Delphine de Vigan en fait un roman à quatre voix : elle prend le parti d’utiliser le « je » , la proximité, pour les deux femmes adultes, et se cantonne au « il », observateur, pour les deux garçons.

Le titre « Les Loyautés » sert de fil rouge au récit car pour chaque personnage, la question de la loyauté, et envers qui être loyal, se pose :
* Hélène cherche à être loyale envers un enfant, Théo, dont elle pense comprendre l’histoire pour l’avoir vécue elle-même, et c’est ce qui la motive.
* Théo porte sur ses épaules des responsabilités d’adulte, est tiraillé entre ses deux parents, et cherche à cacher la déchéance de son père pour le préserver.
* Mathis suit Théo dans ses dérives sans savoir vers quel adulte se tourner pour obtenir de l’aide.
* Cécile, la mère de Mathis, engluée, dans sa passivité et ses problèmes conjugaux n’arrive pas à aider son fils, bien qu’elle sente à quel point cela pourrait être crucial.

Au fur et à mesure qu’on avance dans le livre, le drame qui s’annonce est perceptible sans qu’on sache vraiment d’où il va surgir, et on se pose la question du dénouement (heureux ou malheureux) jusqu’au dernier moment.

Mon résumé :

« Hélène est enseignante en collège. Elle s’inquiète pour l’un de ses élèves, Théo, douze ans et demi, dont elle pense qu’il est maltraité. Malgré les signalements, sa hiérarchie reste prudente, voire, décourageante. Théo, collégien mal dans sa peau, alterne ses semaines entre ses deux parents : une mère qui l’oblige à taire ce qu’il fait de ses semaines chez son père et un père incapable de dépasser la traumatisme du divorce. Mathis, meilleur ami de Théo, assiste, impuissant et fragile, à le lente et inéluctable chute de son camarade. Cécile, mère de Mathis, voit son fils suivre une pente dangereuse, sans savoir comment réagir ».

Si vous souhaitez en lire un extrait, c’est ici.

Si vous souhaitez voir Delphine de Vigan en parler, c’est là.

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